Un plan de 50 milliards d’aide proposé à la Palestine

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La conférence organisée à l’initiative des États-Unis, qui s’est tenue ce mardi soir à Bahreïn, avait pour but de proposer 50 milliards de dollars d’aide financière à la Palestine. L’idée derrière tout ça, convaincre (ou forcer la main) les Palestiniens de signer l’accord de paix avec Israël, proposé par Washington.

Donald Trump avait annoncé que ce serait une priorité de son mandat, il veut à tout prix réussir là où tous ses prédécesseurs et homologues ont échoué. La première étape pour réaliser cette ambition était donc cette conférence économique. Les États-Unis ont notamment souhaité mettre à contribution leurs alliés de la région, afin de s’unifier pour mettre en place une aide de pas moins de 50 milliards de dollars pour les injecter au sein de l’économie de l’état Palestinien. Les enjeux de développement majeurs se situant autour du bâtiment, de la santé, de l’éducation, ou encore autour du tourisme.

Un accord pour les Palestiniens, mais sans les Palestiniens

Comme évoqué plus haut, Donald Trump souhaite faire revenir les Palestiniens dans les négociations et il a d’ailleurs confié la gestion de cette mission à Jarod Kushner, son gendre ayant exercé dans la promotion immobilière et étant désormais conseiller à la Maison Blanche. Selon ce dernier, une telle aide permettrait de créer un million d’emplois, de faire reculer le chômage de 20 %, et de réduire le taux de pauvreté de moitié. Juste ça.

Cependant, le principal problème est que les Palestiniens ne sont pas venus. Excédés par les propos et prises de positions pro-Israéliennes du président américain, ils ont clairement refusés de participer à cette conférence économique. Ils retiennent notamment le fait que Donald Trump a déménagé son ambassade Israélienne à Jérusalem l’année passée, et le fait que cette proposition économique n’évoque en aucun des points relativement importants tels que l’occupation Israélienne ainsi que la volonté politique de la Palestine.