Des chauffeurs Uber et Lyft intentent un procès contre le chômage à New York

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Quatre chauffeurs de Uber and Lyft poursuivent l’État de New York pour ce qu’ils considèrent comme un défaut de paiement de leur chômage pendant la pandémie de coronavirus, rapporte le New York Times.

Le procès, intenté directement contre le gouvernement Andrew Cuomo et le ministère du travail de l’État, concerne plusieurs conducteurs qui ont décidé de demander des allocations de chômage à New York après que la pandémie ait décimé leur base de conducteurs, conducteurs qui n’ont toujours pas reçu d’argent du chômage après des mois de fermeture.

Le procès demande que ces conducteurs reçoivent leurs allocations immédiatement.

Le problème est lié à celui des applications « gig economy » comme Uber, qui continuent de classer leurs travailleurs comme des entrepreneurs plutôt que comme des employés à part entière. Cela pousse de nombreux travailleurs dans une zone grise pour les allocations de chômage, car ils travaillent au cas par cas et n’ont pas d’horaires décidés ni de documents normaux.

Le problème ne se limite pas à New York, puisque des millions de personnes dans tout le pays se sont retrouvées sans emploi. Les conducteurs se sentent lésés car leurs revenus diminuent lorsque les gens restent à l’intérieur, et ils n’ont pas les avantages dont bénéficient les employés réguliers.

Le procès de New York indique que les chauffeurs d’Uber, sans les documents relatifs aux heures et au travail effectué que possèdent les autres employés, doivent passer beaucoup plus de temps à remplir des formulaires et il peut leur falloir beaucoup plus de temps pour être payés.

L’action en justice est intentée avec l’aide de l’association à but non lucratif Legal Services NYC, et cite deux cas où elle a constaté que des chauffeurs avaient droit à des allocations de chômage.