Henri Asseily (CTO de Telnic) : “des contraintes comme un incitateur positif”

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Henri Asseily, Directeur Technique et Stratégie de Telnic, vient de publier un article particulièrement intéressant sur son blog personnel “The Rik Notes”.
En voici la traduction en français :

Des contraintes comme un incitateur positif

On pourrait facilement tomber dans le piège de considérer les limitations du développement appliqué aux  domaines .tel comme étant un point négatif. Mais ce serait considérer .tel du point de vue de quelqu’un créant un site Web pour lequel forme et fonctionnalité sont conditionnées par les limitations d’HTTP et d’HTML. On les a pratiquées depuis si longtemps que l’on a appris à s’en tenir éloigné. Par conséquent, on ne les voit pas.
Et pourtant, elles existent.

Charger une page Web est coûteux en temps et en ressources. Alors on travaille sur des versions optimisées pour les mobiles comme sur des versions “lourdes” classiques. De la même manière, puisque la création d’une page Web demande beaucoup de travail, on essaye d’en créer aussi peu que possible. Pour ces deux raisons, on se repose sur la recherche plutôt que sur la navigation.

La création de n’importe quel type de site orienté données signifie concevoir un site Web “dynamique”, ce qui implique l’écriture de scripts et le recours à une base de données, et donc une expertise dans les deux domaines (ou un transfert de compétences, qui aboutit à une expérience utilisateur très médiocre).

Et ne parlons pas de visualisation multidimensionnelle, qui entraîne automatiquement le recours à Flash, Java et autres langages 3D.

Et l’on ne peut transmettre que du texte, pas d’inflexions vocales. On peut bien ajouter un fichier audio, mais c’est plutôt affreux. On peut aussi opter pour un podcast, qui ne ressemble en rien à une page Web. Même si l’on écrit le texte de son choix, on reste enfermé dans les polices de caractères standards. C’est en partie à cause de cela que les dessinateurs de BD numérisent leurs planches.

Arrivons-en maintenant à notre sujet, .tel. Avec .tel, la forme est figée. Vous avez deux choix : vous en offusquer ou être heureux de ne pas avoir à vous en préoccuper. Dans le premier cas, pas de problème, rabattez-vous sur n’importe quel autre domaine (.com, .biz, etc…). Si vous êtes dans le second cas, nous pouvons alors commencer à discuter des avantages d’une forme prédéfinie, et, en fin de compte, de la nature de .tel.

Ce qui m’amène à la véritable question, fondatrice de cette discussion : que sont les créateurs de domaines .tel ?

La réponse est vraiment simple. Des architectes de données. Des bibliothécaires. Des concepteurs d’interface de navigation. En termes plus mathématiques, des créateurs de graphes.

Et c’est pour cela que ceux qui pensent que tous les domaines .tel sont identiques sont tellement énervants. Les “.telistes” n’exhibent pas leurs talents de programmation HTML, ils montrent leur connaissance de la construction de graphes. Oui, la grande majorité des domaines .tel actuels contient des graphes très simples, mais c’est pour cela que montrer ses .tel est si important : afin d’apprendre de ses pairs. [...]

Au-delà des patrons de PME qui comprennent rapidement l’intérêt de posséder un .tel avec leurs informations de contact, les domaineurs qui veulent valoriser un .tel devront le voir comme une source de données de contact et d’informations textuelles brèves incroyablement facile à utiliser, rapide et efficace.

Pensez à la création d’applications mobiles pour lesquelles la seule source de données nécessaire sont les DNS. C’est bien sûr de cela qu’il s’agit avec Superbook, l’application pour iPhone ou TelProxy, l’application Web.

Mais vous pourriez tout aussi bien créer un répertoire de toutes les espèces végétales de la forêt amazonienne, avec des renvois vers le Web par hyperliens, des liens vers des albums-photo Flickr, ou des pointeurs IRC vers des discussions en temps réel sur la meilleure façon d’extraire la sève d’un hévéa.

Sans avoir jamais à écrire la moindre ligne de code.

Ce qui me fait penser à la phrase d’André Gide : “L’art naît de contrainte, vit de lutte, meurt de liberté”.
Comme .tel …

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Commentaires

Un commentaire to “Henri Asseily (CTO de Telnic) : “des contraintes comme un incitateur positif””
  1. MORGNIEUX.tel dit :

    Et moi qui ne connait rien à la programmation ni à aucun langage autre que le français mais qui rêvait d’une architecture d’archivage…
    Maintenant, comment lier ces différents NDD ou plutôt peut-on utiliser une page pour plusieurs NDD ? Quelles architectures merveilleuses pourraient-on faire alors. J’ai 800 NDD avec 80 % tourné autour du vin. Partir du verre ou de la vigne pour arriver au vigneron ou au consommateur…
    Enfin des gens qui ont compris des besoins professionnels.

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